Pour passer des vacances écologiques, pas besoin d'aller chercher un écolodge chic à l'autre bout du monde, en plein coeur de la forêt amazonienne... Voici notre petit guide des vacances vertes à redécouvrir dans l'hexagone.
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Mariage
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Meubles et décoration
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Noël
Pique-nique
Publicité
Rentrée scolaire
Restaurants
Saint-Valentin
Sport
Sports d'hiver
Sports de glisse
Vacances à l'étranger
Vacances en France
Vêtements
Vie sexuelle
Salon Viv'expo, Bordeaux, les 10, 11 et 12 Octobre 2008. Un salon à l'attention du grand public sur les nouveaux modes de vie et de consommation plus sains et plus respectueux de l'environnement.
Ethical Fashion Show, du 9 au 12 octobre 2008 au Carrousel du Louvre se déroulera la 5ème édition de l'Ethical Fashion Show, le rendez-vous incontournable de la mode éthique et chic.
Salon Zen et Bio, du 10 au 12 octobre 2008, Nantes, Parc de la Beaujoire. Zen et Bio réunit une centaine d’exposants dans des domaines tels que l’alimentation et les vins biologiques, les écoproduits, les techniques de mieux-être, les loisirs nature…
Salon Viv'expo, Rennes, les 21, 22 et 23 novembre 2008. Un salon à l'attention du grand public sur les nouveaux modes de vie et de consommation plus sains et plus respectueux de l'environnement.
Salon Marjolaine, du 8 au 16 novembre 2008, Paris, Parc Floral. Marjolaine, le plus grand salon dédié à la bio et au développement durable répond aux besoins de ceux qui ont décidé de faire un autre choix de vie et de société.
Chaque période de trouble dans l'histoire ouvre une brèche d'espoir ; et la seule chose certaine et inchangeable est que rien n'est certain ni inchangeable"
John Fitzgerald Kennedy
On a beau savoir que nos bâtiments consomment 40% de l’énergie mondiale, on a beau savoir que bientôt les petites annonces immobilières devront mentionner la performance énergétique du logement à vendre ou à louer, on a beau voir arriver sur le marché des "compteurs intelligents" qui traquent le gaspi… Pas évident de savoir comment s’y prendre pour rendre nos maisons aussi écologiques que possible, au moins pour ce qui concerne la réduction des consommations d’énergie, qui peuvent aussi se traduire en espèces sonnantes et trébuchantes économisées sur les factures, vu l’augmentation galopante du prix de l’énergie. Pas facile non plus de trouver de l’aide sur le sujet, en France en tout cas : les enseignes spécialisées sur la maison ne proposent rien de très consistant sur le sujet, les professionnels (chauffagistes, entrepreneurs du bâtiment, etc.) sont tellement débordés qu’ils n’ont pas encore vraiment eu à se préoccuper de ce nouveau marché…
Mais dans le monde anglo-saxon, les choses commencent à s’organiser d’une façon qui ne devrait pas tarder à inspirer le marché hexagonal. Ainsi, aux Etats-Unis, c’est après avoir cherché en vain un professionnel qui pouvait l’aider à rendre sa nouvelle maison plus économe que Joe Harberg a pris sa formation en main sur Internet et a fini par monter en 2005 Current Energy, une boutique à Dallas dédiée à l’efficacité énergétique : concrètement, Joe propose à ses clients particuliers du matériel éco-efficace (compteurs intelligents, appareils économes ou solaires, etc.) mais aussi et surtout des services d’audit énergétique de leur logement, avec recommandations à la clef et installation des optimisations choisies par le client (isolations, fenêtres et jusqu’au changement des ampoules). Plus près de nous, en Angleterre, les antennes locales d’une ONG baptisée Energy Saving Trust, co-financée par le gouvernement britannique et le secteur privé, propose un service gratuit similaire de visite à domicile avec recommandations des aménagements susceptibles d’apporter les plus grandes économies au meilleur prix...
Le leader des crèmes glacées Häagen-Dazs semble bien avoir décidé de s'inspirer de la tradition activiste de son concurrent Ben & Jerry's, qui a historiquement multiplié les produits porteurs d'une cause (comme par exemple One Sweet Whirled, une variété lancée pour porter un message sur le changement climatique) : Häagen-Dazs a en effet décidé d'associer le lancement de son nouveau parfum vanille-miel (Vanilla Honey Bee) à une campagne publicité et presse de sensibilisation des consommateurs américains au problème de la disparition des abeilles. La marque fera également apparaître le logo de son engagement sur cette question sur l'ensemble des pots de ses variétés utilisant du miel ou d'autres produits des abeilles… Une part des ventes du nouveau parfum servira à financer le travail de chercheurs des universités de Californie et de Pennsylvanie pour élucider la mystérieuse disparition des abeilles observée depuis 2006 et développer des méthodes de pollinisation durables, en alternative aux méthodes industrielles et intensives souvent utilisées aujourd'hui. D'après Häagen-Dazs, 40% de ses ingrédients dépendent aujourd'hui des abeilles et de la pollinisation.
Monocultures et pesticides sont sérieusement suspectés dans la disparition des butineuses. On se souviendra du tapage médiatique qu’avait suscité en 2004, l’insecticide Regent TS pour sa substance active, le fipronil, suspectée dans la surmortalité des abeilles. Bien que le Procureur de la République ait requis un non lieu pour les firmes chimiques BASF et Bayer qui commercialisent le Regent TS, ce dernier reste interdit en France depuis 2004 et la décision d’Hervé Gaymard, alors Ministre de l’Agriculture. La campagne d’Häagen-Dazs traduit donc les inquiétudes du secteur agro-alimentaire, qui se trouverait directement menacé dans sa rentabilité si la disparition des abeilles continuait au rythme actuel de 25% par an. Comme le souligne Katti Pien, directrice de marque chez Häagen-Dazs : "les glaces sont un détail. Le problème concerne l’ensemble de la production alimentaire". Et sans doute plus globalement l'espèce humaine, par effet domino, si l'on en croit la phrase attribuée à Einstein qui ne donne que 4 ans à l’humanité après la disparition des abeilles.
Lancé mi-juin au Salon du Timbre 2008 qui s’est tenu au Parc Floral, ce carnet de 10 timbres autocollants, baptisé "Timbrez des idées durables !", est le fruit d’une collaboration entre La Poste et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Son objectif ? Faire la pédagogie du développement durable et plus précisément de dix façons simples de voir et d’agir pour la planète - recyclage, économie d'énergie, d'eau et de ressources naturelles, préservation des sites sensibles, consommation de produits de saison... Même si cette série originale n’est curieusement pas imprimée sur les éco-carnets lancés par La Poste en 2007 (ils proposent 12 timbres au lieu de 10 sur une même surface, ce qui représente plus de 10% d’économie de papier, et sont imprimés avec des encres sans solvants), cela reste une façon originale de communiquer sur vos convictions ! Au total, La Poste compte écouler 7 millions de carnets (soit 70 millions de timbres, vendus au prix de 5,50 € le carnet) dans les bureaux de poste de l’hexagone et sur son site web.
Dans un contexte où la fronde contre l’eau en bouteille, jugée trop chère et trop génératrice de déchets, monte aux Etats-Unis comme en Angleterre, les restaurants les plus "engagés" entendent bien jouer un rôle sur le sujet : outre-Manche, c’est ainsi le chef Aldo Zilli qui s’est engagé à bannir l’eau en bouteille de ses restaurants dans le cadre de la campagne Water On Tap et outre-Atlantique, c’est la très médiatisée Alice Waters, élue l’une des dix meilleures de sa profession par Cuisines et Vins de France, qui a pris le relais de la politique municipale de San Francisco en commençant à bannir l'eau en bouteille de son restaurant Chez Panisse pour ne servir plus que de l'eau du robinet filtrée et éventuellement gazéifiée (pour ceux qui souhaitent accompagner leur repas d'eau gazeuse). Une initiative pas exactement anodine pour un restaurant qui vendait jusqu'à 25 000 bouteilles d'eau minérale par an (avec un bénéfice de 100 000 dollars).
En France aussi, la solution de l’eau filtrée commence à faire son apparition sur quelques bonnes tables de la capitale comme Les Bouquinistes ou l’Atelier de Maître Albert, le restaurant de Guy Savoy (qui n’ont pas pour le moment banni l’eau en bouteille mais proposent cette solution avec un positionnement de prix entre les traditionnelles carafes d’eau du robinet et l’eau minérale). Derrière ces élégantes bouteilles bleues d’eau, une idée verte et futée qui pourrait bien faire recette dans un monde soucieux d’écologie : optimiser l’eau du réseau par micro-filtration, la réfrigérer, la gazéifier si besoin, et à la servir sur table dans un flacon personnalisé, portant une collerette de la marque aQuaChiara. L’originalité de la société italienne du même nom est en effet de destiner son offre aux cafés, hôtels, restaurants – en plus des bureaux et des particuliers. La filtration présente l’intérêt de limiter les particules qui pourraient se trouver en suspension dans l’eau, mais également les goûts et les saveurs étrangères, via l’élimination des substances qui altèrent les saveurs originelles de l’eau, comme par exemple le chlore et le plomb.
A 28 ans, Jeanne Haegele a pris un pari qui vient de lui valoir les honneurs de Time Magazine. Cette jeune femme, qui habite Chicago et travaille dans le marketing, a décidé de bannir le plastique de sa vie quotidienne. Motif : potentiellement trop toxique pour l’environnement… mais aussi la santé, entre le Bisphenol-a utilisé pour renforcer les biberons ou récipients en polycarbonate (le Canada vient de les interdire et même WalMart s’apprêterait à les sortir de sa sélection), les phtalates utilisés pour assouplir certains plastiques (pour les jouets d’enfant mais aussi pour les rideaux de douche en vinyle) ou enfin les retardateurs de flamme bromés utilisés pour améliorer la résistance au feu des cables électriques ou des composants électroniques – trois produits chimiques également soupçonnés de perturber le système nerveux et hormonal. Mais ce qu’a découvert Jeanne, c’est qu’il est presqu’impossible de se passer de plastique - même les boîtes de conserve (en métal) et les gobelets ou les briques (en carton) sont ainsi recouverts d’un fin pelliculage de plastique. Résultat : elle n’a pas pu trouver de brosse à dents sans plastique, mais fait elle-même son dentifrice, son pain et ses yaourts, a redécouvert les vertus du vinaigre utilisé en après-shampooing, a testé les shampooings et même les liquides vaisselle vendus en pain (comme les savons), ne boit plus d’eau en bouteille, et se promène partout avec son sac en tissu, dans la joie et la bonne humeur. Si son expérience vous inspire, lisez la chronique de sa vie sans plastique sur son blog !
Le géant de l’alimentaire Kraft Foods a récemment annoncé un partenariat avec TerraCycle, une jeune éco-start-up américaine fondée en 2001 par deux étudiants de l’université de Princeton autour d’un produit-phare : un engrais liquide naturel et biologique issu de la digestion par des vers de déchets organiques et emballé dans des bouteilles de soda reconditionnées ! Depuis, TerraCycle s’est diversifiée dans la récupération des emballages et d’autres matériaux délicats à recycler (bouchons en liège par exemple) pour en faire des produits utilitaires à la fois bon marché et de qualité. Au centre du système original mis en place par TerraCycle, un échange "déchets contre argent" qui invite les consommateurs à faire partie de ses "brigades" de collecte de déchets, selon un principe tout simple : différents programmes sont mis en place avec des marques (jusqu’ici plutôt des entreprises engagées comme Clif Bar ou Stonyfield Yogurt) et une prime allant de 2 à 5 cents leur est reversée pour chaque emballage collecté, les emballages étant ensuite soit déposés sur les quelques 2000 points de collecte existants soit envoyés gratuitement via des sacs d’expédition pré-payés. Kraft devient avec ce partenariat la première entreprise agro-alimentaire internationale à financer, en amont d’éventuelles contraintes réglementaires, la collecte et le recyclage des emballages usagés de ses produits. Plusieurs marques-phares de l’entreprise - des boissons, des chips, des barres de céréales comme Balance et même les célèbres biscuits Oreo - soutiendront dans l’immédiat ce programme de collecte, en versant une contribution financière à chaque emballage récupéré par TerraCycle à travers les Etats-Unis.